© 2015 par Damien Aubert 

La racine du "mal".

La première et la seule question à se poser, si c'est bien la liberté qui vous intéresse, c'est " qui est là ? ". Ramener à un cas de figure individuel la question devient " qui souffre ? " ou bien encore qui ressent la souffrance ? Qui dit qu'il y a souffrance ? Qui se croit séparer de cette chose que j'appelle souffrance ?
Le problème : je suis vivant et je souffre = Aïe !

 

Partons du principe que si vous en êtes là où vous en êtes aujourd'hui c'est parce que vous croyez que vos choix, vos comportements, vos émotions et vos pensées ont créer ces environnements tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de vous.

Vous croyez être quelqu'un qui a quelque chose. C'est le début du sentiment de séparation et de manque. C'est donc la racine de votre souffrance. Qu'elles sont les causes de la souffrance ?

 

 

Le constat : les 3 causes de la soufffrance.

 

Si vous avez ce que vous désiriez, ça va.

Mais ! Il y a un mais avec l'avoir. Vous allez perdre cela. Pourquoi ? Car vous allez mourir un jour ou la chose/l'être va mourir et disparaître lui aussi. L'angoisse naît de ce constat au niveau de l'inconscient. Vous avez bô le savoir, vous ne pouvez vous empêcher de vous inquiéter des suites apparemment tragiques de votre projet. Vous avez, vous êtes heureux et satisfait et un jour vous n'aurez plus, vous allez vous vider de ce plein. Cependant aux yeux du monde, vous apparaisez comme une personne comblée. Bulle de savon, iridescente et volage, hypnotique quoiqu'éphémère.

 

Si vous n'avez pas ce que vous désirez ou croyez devoir avoir pour vous sentir complet, ça ne va pas.

Vous cherchez à combler, remplir ce vide et traduisez tout cela par de nombreuses interprétations de la situation tant au niveau émotionnel que mental. "ça n'est pas juste, c'est toujours comme cela avec moi, personne ne me comprends, j'en ai assez de ce monde pourri, c'est la faute de..., c'est parce que... etc ". La société / les polititiques / l'économie ou quoique ce soit d'autres que vous pourez/pouvez/voulez rentrer dans cette case. Vous projetez votre souffrance à l'extérieur pour ne pas la sentir en vous même. Projetez c'est mettre au loin, se croire plus fort pour fuir la vulnérabilité de l'instant, l'éphémère, l'impalpable de nos vies suspendues au rien. Cela créer des tensions qui vous demandent beaucoup d'énergie, vous épuisent, vous stressent et vous empêchent de vous épanouir. Et si la puissance était dans la vulnérabilité ? 

 

Si vous êtes en contact avec ce que vous ne voulez pas, cela aussi va créer de la souffrance.

Vous avez créé des désirs et des rêves, des fantasmes et des besoins, vous croyez être missioné-e (consciemment ou non par..."quelqu'un / quelque chose") qui vous laissent à croire des choses. "Je ne devrais pas être ici, la vie est injuste, ça n'est pas normal, les choses devraient être différentes..." Vous désirez être sauvé-e, que quelqu'un fasse quelque chose pour vous, vous désirez être aimé / sécurisé / nourris et unifié. Tout désir amène cependant son contraire. Pourquoi ?

Parce qu'en définitive si le désir est comblé, le désir cesse d'être un désir. Il devient une réalité tangible, vraie, réelle. Il devient une expéreicne vécue, une expérience confrontante et limitante (pas limitative). En désirant cela, vous désirez donc automatiquement être contrôlé-e / maltraité-e / affamé-e et isolé-e. C'est la logique de base de la dualité, du pile ET face d'un même objet.

Au secours ?? Oui, et non. Ce "vous" que vous croyez être et qui a des désirs insatisfaits est une fixation de la conscience libre que vous êtes en réalité. La bonne nouvelle, c'est que s'il y a fixation, il y a localisation et donc possibilité de se désidentifer. De retrouver sa liberté primodiale tout en restant en contact avec l'expérience limitante.

La solution : arrêter ce rêve de souffrance.
 

La souffrance a commencé au moment où vous vous êtes cru séparé de l'unité que vous êtes. (C'est comme si l'océan se croyait séparé de la rivière, du glacier ou des nuages...ils sont tous la manifestation tangible, concrète et formel d'un seul élément ; l'eau).

En ce qui vous concerne, vous êtes un espace vide, infini, atemporel. Vous êtes l'espace même dans lequel existe l'océan lui-même, l'espace dans lequel la planète qui porte cet océan existe elle aussi.

Pourtant vous croyez que vous existez de façon séparé à l'univers total et que cet espace existe à côté ou en dehors de vous.

C'est comme si une conscience animant un corps de genre masculin se regardait nu dans le miroir et que cette conscience  prononçait les mots "je vois une femme".

Non, la réalité est un corps d'homme nu. Je me sens une femme serait déjà plus proche de cette réalité subjective ou j'aimerais être une femme. Cependant, nier les faits tels qu'ils sont c'est cela entrer dans la souffrance.

Et le premier état de fait, la porte royale de la liberté, c'est de constater par soi même qu'il n'y a personne pour dire "je". Le constat c'est se libérer de l'emprise de l'interprétation, c'est aussi facile que de dire "il fait jour" lorsqu'il est midi au soleil . Il n'y a personne.

Il n'y a qu'une impression de personne.

Cette impression est faite de la mémoire, ou de mémoires captés par les sens (intra-senso et extrasensoriels).

La réalité ultime, la paix totale émerge naturellement du fait de reconnaître qu'il n'existe qu'un seul et même espace vide qui contient, soutient et nourrit toutes ses productions formatives et temporelles.

 

 

La démarche : rencontrer ce qui est là et plonger en son coeur.

 

Si le vide est la seule réalité, au début et à la fin de tout événement il y aura, il y a toujours eut et il y aura toujours le vide. Ces trois temps passé présent futur s'annhiliant par le simple fait que le vide les contient tous. Tout ce qui naît est voué à mourir, tout objet qui apparaît dans la conscience est voué à disparaître.

 

Houra ! Eureka ! Au bout du tunnel, le vide.

Dans le tunnel, le vide.

Avant même que le tunnel ne soit, le vide.

 

D'autre mots pour décrire ce vide, cette vacuité ? Bien sûr. L'Amour Un, la Présence Unifiée, la Sagesse, le Tout, le Rien...l'Espace.... Le Silence Immuable.

 

Qu'est-ce que cela change pour vous au quotidien ?
Vous pouvez vous donner l'autorisation d'entrer avec puissance, passion et fracas dans l'observations des mondes illusoires que vous avez créé, les savourer, vous en délecter et lorsque vous en aurez assez, lorsque vous aspirerez à une paix et un espace encore plus vaste que cette délectation. Jouissance de la vie pourtant déjà immense malgré tout limité par essence alors vous ouvrirez "l'oeil qui voit" et percevrez qu'en leur coeur il n'y a, n'y aura et n'y a jamais eut autre chose que le vide lui même. Vous même.

 

Une fois libéré de l'aversion et de l'attachement pour ces objets illusoires, car en substance pleins de vide, vous contactez votre véritable nature.

 

Vous êtes l'espace qui contient toutes les réponses à toutes vos questions.

Vous êtes un esprit total, au repos et plein d'une force d'amour qui dit oui à toutes choses. Toutes choses ! Vous êtes le vide. Vous êtes le monde manifesté. Cette réalité vous attend et vous attendra toujours, elle est disponible à chaque battement de coeur, disponible entre deux battement de coeur, lorsque vous dormez, travaillez, respirez, mangez, buvez faites l'amour ou prenez votre bain.

Cette liberté est là lorsque vous conduisez votre véhicule. Que ce véhicule soit routier, mental ou corporel (et peut importe la dimension de ce corps d'ailleurs). Voulez-vous goûter à la réalité, à la liberté ultime ? Aimeriez-vous vivre dans la paix ?

Vous seul-e la reconnaîtrez par vous même, personne ne peut vous l'expliquez, personne ne peut vous initer à cela. Ceux qui la connaisse ne peuvent que vous montrer le chemin, ce sera en définitive à vous d'arpenter ce chemin selon votre intime partition ; mélodie unique dans tous les univers dans lesquels la pensée puisse se projeter. Vous êtes un cadeau pour la vie elle même.
Ce qui vous est proposé ici, c'est d'entrer dans le constat de votre identité première. C'est par ce constat que tout le reste s'écroulera naturellement, dans un grand éclat de rire pour révéler votre véritable nature.

Voulez-vous faire un bout de chemin ensemble ?